L’ORAGE

Publié le par christiane loubier

Tu vivais toujours au jardin

Souviens-toi des cerises de terre

Tu marchais dans la saison

Le vent portait ta tête

Au-dessus des matins

 

J’allais vers toi

Genouillères aux genoux

Arrosoir au cœur

L’orage grondait

Avec ces cris d’oiseaux

Tu avais dit :

Longue est encore la course

Vers les beaux nuages

Regarde dans l’éclair

Les fenêtres battantes

Ont cassé la plainte absurde

Que la pluie enferme

 

Je n’ai retenu que la fin :

Dehors la nuit se recompose

On la dirait lavée pour toujours

 

Christiane Loubier

Publié dans Carnet de la pluie

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Leina 17/02/2012 14:58


Quel belle page vous avez!
Et j'aime vos écrits... toujours on sent une ouverture....


Merci!