FEU TON SILENCE

Publié le par christiane loubier

 

Une lettre improbable
Le silence tombe en moi
Comme la pierre d'un noyé

Pour ne pas t’écrire l’absence
J’ai laissé passer novembre
Puis décembre
J’ai vu les chatons gris
Le chemin dans l’arbre
Pour les fourmis

J’ai gardé ma main dans la nuit

Neiges après neiges
Avec écorce et alphabet
J’ai fabriqué des volets
Pour ouvrir – Pour fermer
Cœur et paupières

Aujourd’hui dans l’amélanchier blanc
Palpite l’oiseau du vent
Ton silence j’y mets le feu
Je t’écris de mai
Dans le bruit des fleurs
Je t’écris de mai
Sur du papier glacé

 

Christiane Loubier
Poème publié dans Bordures du champ secret

 

Publié dans Carnet de l'absence

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Leina 18/07/2012 18:16


Oh! quelle intensité!
Quelle belle idée de faire ainsi pivoter le silence autour des saisons.
Et « j'ai gardé ma main dans la nuit » est un poème en soi.
Christiane, mes félicitations! et merci!