COMME UN HIVER SATISFAIT DU GEL

Publié le par christiane loubier

Le gel qui mange la terre
Est-ce le signe d’un pays
Réduit à disparaître
Sous une neige de passage
 
Nous sommes cet hiver de force
Nous sommes venus ici
Pour vaincre le temps
Par le silence que nous fûmes

L’arme des condamnés d’avance
À mourir de froid
 
 
 
Christiane Loubier

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G
Beaucoup de noir, me semble-t-il, malgré le blanc de l’hiver. Douloureuse énigme. Et pourtant une lumière, celle de la poésie, qui rachète les ombres. Merci.
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C
Merci beaucoup G. Dion. Particulièrement pour cette phrase superbe : « Et pourtant une lumière, celle de la poésie, qui rachète les ombres. »
J
Votre site, chère Christiane, roule à merveille. Une beauté.
Merci beaucoup beaucoup de ces plein de choses à réfléchir... dans le silence !
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C
Un grand merci Jean. Le silence tient souvent du paradoxe. On y aspire, mais on se heurte souvent à sa violence sans horizon. Un silence à la fois comme vous avez déjà dit.