FENÊTRES FRAGILES

Publié le par christiane loubier

Éloignez-vous de ma fenêtre

Ne secouez plus la poussière

Que je fus pour vous

 

Pas l’angoisse de plomb

Pas la douleur dans chaque heure

Juste la souffrance familière

Comme un long cil sous les paupières

 

Ne me parlez pas

Pas un mot

Pas besoin

 

L’oiseau seul contredit le silence

 

 

 

Christiane Loubier

Publié dans Carnet de l'absence

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C.C. 29/09/2013 03:28


Je serais tenté (à 3 heures 19 du matin) de proposer une réécriture oulipienne du poème (de ce beau poème) : garder le titre et le dernier vers. Cela donnerait quelque chose de très lapidaire (ou
laconique), façon René Char. Mais, à 3 heures et demie du matin, devant un verre de Monkey Shoulder, on écrit certainement des sottises qu'on regrettera lorsqu'il fera jour...

christiane loubier 29/09/2013 13:38




Merci C.C. de votre visite. Il fait jour maintenant, peut-être que vous ne regrettez pas.


J'aime le lapidaire et René Char aussi. Christiane