À JAMAIS PLUS

Publié le par christiane loubier

Je me réveille avec un cri

Ce n’est pas un rêve

Je suis où tu n’es plus

Une détonation en mer

Non – un bruit comme le tonnerre

Lorsqu’il tombe en pierre


Tu ne désirais pas l’été

Tu n’aimais que la nuit

Les fleurs d’orage

Les cordes de pluie


Ta nuit aimée est si lente

Trop courte pour l’absence

Je l’ai poussée dans le fond du jour

La mort a sa lumière – disais-tu

J’invoque un soleil

Pour assécher mes yeux


Le temps est fidèle

Il  demeure

Tu es là

Tes bras – ta croix

Et le foin

Pour toujours – À jamais plus


L’éternel été fait reculer l’ombre

Raconte un peu de ta lumière

Coulant dans ma nuit

Où se calme le temps


 

© Christiane Loubier, poème publié dans Bordures du champ secret.

Publié dans Carnet de l'absence

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jean-paul raffel 22/05/2012 22:56


Si je n'avais pas connu les carnets, si j'étais passé ici par hasard, j'aurais laissé un message pour l'auteur. "Le temps est fidéle /Il demeure" et laisse intactes et l'émotion et la présence.
Merci et bravo.