OCRE ET NOIR

Publié le par christiane loubier

Dans le jardin d’octobre
Devenu la tombe des rosiers
On entend sonner les heures
Aux églises oubliées
 
À force de ramasser feuilles et fleurs
On se courbe un peu plus vers la terre
À chaque année
 
Le vent sème la terreur
Dans les érables fous
Encore une saison finie
Avant d’avoir commencé
 
Le froid vient vite
Il faut rentrer tôt
Dans la maison de l’hiver
 
Le bois de chauffage
Nous tiendra compagnie
Jusqu’aux primevères
 
 
 
Christiane Loubier

Publié dans Carnet de l'automne

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jean 30/10/2018 23:08

Bravo !

christiane loubier 02/11/2018 01:28

Merci Jean d'être passé ici, sur ce poème

gd 28/10/2018 19:04

Je constate avec plaisir que l’automne, propice à l’introspection, débloque les vannes de l’inspiration. J’ai lu ce nouveau poème avec grand plaisir. J’y remarque votre simplicité et votre discrétion habituelles. Correspondance en filigrane entre le déroulement des saisons et celui de l’existence humaine. Il n’est pas indifférent qu’on trouve dans la nature un reflet de soi et en soi une sorte de sollicitude pour la nature. Très compliqué, ce que je vous écris là?

christiane loubier 02/11/2018 01:39

Non gd, pas compliquées vos remarques. La nature nous renvoie à nous-même et au bout de nous-même
Merci de venir encore lire mes rares poèmes.
Christiane