LA CORDE

Publié le par christiane loubier

Une nuit 
J’ai ouvert la grille
Sur le jardin des ombres 
 
Traces de traîneaux perdus
Pattes d’oiseaux sur la neige
Pistes de loups éperdus

Refus de ces chemins tracés
Non je ne franchirai pas
La distance de la douleur à l’amour
Même si j’entends défleurir les fleurs
Avec leur fil de sang au cœur

Mon ciel suspendu
La corde au-dessus du silence
Que je tresse sans fin 
Pour ne pas tomber


 
 
Christiane Loubier

Publié dans Carnet de l'ombre

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Ile E. 03/03/2016 23:10

Plusieurs fois j'ai lu votre poème, il est vibratoire, comme un pas entre neige et soleil, superbe !

christiane loubier 04/03/2016 02:36

Île, je suis heureuse de retrouver votre signature ici. Vos commentaires sont toujours si personnels et si loin des balivernes. Merci et belles salutations. Christiane