LES MENDIANTS

Publié le par christiane loubier

Nous avons tant quêté

Le sens des visages

Et des flèches dans les gares

 

Nous avons tant cherché

L’erre du vent

Et des nuages dans les paysages

 

Nous n’avons rien su

De la blessure de la pierre

Du chant des mésanges

Ni même du gris des granges

 

Ombres affairées

Emportés que nous étions

Dans le cercle ouvert sept jours

Sur la blême cité

 

 

 

Christiane Loubier
 

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Jean-Paul Raffel 27/03/2014 23:28

Emporté par les jours,le poète sait-il ce qu'il cherche?

christiane Loubier 28/03/2014 20:04

L'important, c'est la quête, même impossible. Les poètes sont des « quêteux ».

Christiane

christiane Loubier 28/03/2014 02:25

JPR,

Peut-être un espace, une manière d'exister entre deux obscurités : celle d'avant de la naissance et celle d'après la mort.
Mais René Char a sans doute une réponse plus juste :

« J'ai cherché dans mon encre ce qui ne pouvait être quêté : la tâche pure au-delà de l'écriture souillée »

Merci JPR, pour cette question. Même si elle reste sans réponse, elle permet de chercher sans trouver.

Christiane