L'OUVRIER DES SONGES

Publié le par christiane loubier


Le ronflement du rabot éveille le pin blanc
et l’artisan dès le matin
modèle sa journée de bois tendre
 
tout à l’heure il fera la pause
ses épaules ne suffisant plus à la peine
et oubliera au sol la jonchée de boucles blondes
la mouture du café mêlera son odeur
à celle du bois neuf
 

il causera avec le voisin de la saison morte
et des enfants partis à la ville
dont aucun n’a voulu de la connivence du bois
q
ui rend si doux les hommes
et bienveillants
 
la chaise réparée à bout de gestes lents
sera la victoire de la matinée
 
ainsi sera conquise la clémence du temps.
 
 
 
© G. Dion

Publié dans Anthologie

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M D 24/02/2014 02:34

Remarquable poème! Mais quel est ce poète dont vous reproduisez le texte sans en préciser la source, contrairement à votre habitude? Il me demeure inconnu, malgré toutes mes recherches.
M D

Christiane Loubier 24/02/2014 14:15

Merci MD de vous être attardé un moment ici. Je trouve aussi ce poème très beau. On dirait du Follain. Malheureusement, je n'ai pas précisé la source du poème pour la simple raison que l'auteur n'a encore rien publié à ce jour. Pas de recueil, pas de publication dans les revues de poésie et rien sur Internet.

Désolée de ne pas pouvoir répondre plus précisément à votre question,
Christiane